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Un
concert miraculeux
EL
NORTE 14 Novembre 2003
Alberto Ubach
Devant un public captivé par son interprétation, Judicaël
Perroy a reçu la plus grande ovation à ce jour du 10ème
festival Hispano-américain commencé le 6 Novembre dernier
dans la salle des spectacles du Centre Culturel de Tijuana. Ce concert
a confirmé le pouvoir d'expression qu'a cet instrument populaire
au sein d'une salle de concert
Un concert miraculeux
Je n ai jamais été intéressé par la musicothérapie
et me moque de savoir les effets curatifs que peut avoir la musique
sur les hommes, animaux ou plantes. D'ailleurs je n'aime pas l'idée
de voir associée sa valeur à un simple cachet d'aspirine.
Cependant, ce mercredi 12 novembre j'ai ressenti les bienfaits curatifs
de la musique donnée par Judicaël Perroy.
Je suis arrivé dans la salle de spectacles avec une toux qui
en d'autres circonstances m'aurait empêché de participer
au concert (en tant que public, bien sûr) mais la guitare de Judicaël
Perroy, plutôt que de me soigner la toux (sur ce sujet j'ai encore
mes doutes), a réussi à me tenir en silence pendant tout
le spectacle.
Comment interrompre la magistrale interprétation qu'il a offerte
?
Comment perturber l'attention d'un public, captivé par cette
rare combinaison de virtuosité et de bon goût ?
Bien sur il ne manque jamais un distrait pensant qu'un concert revient
à écouter la radio dans son fauteuil, mais heureusement,
ni ces distraits ni ma toux n'ont réussi à perturber la
grande expérience auditive des heureux spectateurs.
A la fin de la première pièce (la Grande Sonate op. 39
de Niccolo Paganini), Judicaël essaya (dans la mesure de son espagnol),
de raconter la légende entourant cette œuvre.
Luigi Legnani qui fut un temps guitariste accompagnateur de Paganini,
lui demanda d'écrire une pièce ou la guitare serait plus
présente que de coutume dans les autres pièces de duo
qu'il avait écrites auparavant. Paganini lui proposa donc d'échanger
les instruments lors de leur prochain concert, attendu anxieusement
par Legnani qui y trouva pour le violon un accompagnement encore plus
insignifiant que ceux d'avant, pendant que Paganini déployait
son habituelle virtuosité, à la guitare cette fois ci.
La
légende est fausse, du moins en ce qui concerne la participation
de Legnani (puisqu'il était encore enfant quand Paganini écrivit
sa Grande Sonate pour guitare seule avec accompagnement au violon)
Quelque ce soit l'origine de cette pièce, la grande majorité
des gens pense que c'est sans violon (comme l'a joué Judicaël
Perroy) qu'elle sonne le mieux.
Judicaël demanda au public de ne pas applaudir entre les mouvements.
Ce dernier en tint compte joyeusement par la suite.
Le
reste des pièces dans la première partie fut très
homogène stylistiquement.
Il y interpréta la Fantaisie Op. 19 de Luigi Legnani, l'Introduction
et Caprice Op. 23 de Giulio Regondi et la Fantaisie sur des motifs de
La Traviata (Verdi) de Francisco Tarrega où Judicaël montra
sa virtuosité éblouissante toujours associée au
bon goût.
Puis sont arrivées les Valses Poétiques de Granados. Là
aussi, on y retrouva la clarté, la précision, la vitesse,
la force interprétative et tous les éloges imaginables
qu'il mérite. Il ne lui manque que la célébrité.
Il possède déjà en quantité plus que suffisante
le reste.
Ensuite il y eu un petit changement dans le programme : au lieu des
Variations sur des Folies d'Espagne de Ponce, il joua la deuxième
Suite pour Luth de Bach. Ce qu'il fit avec Bach (qui bien que ne le
paraissant pas est très difficile à jouer) frôla
les limites de la magie. L'interprétation de la Suite du Prélude
jusqu'au Double de la Gigue, fut simplement magique.
Pour terminer il joua en bis tout d'abord la Valse Op. 8 No. 4 d'Agustin
Barrios et pour finir La Catedral (intégralement) également
de Barrios.
N'ayant plus aucun mot ou louange à ajouter, je dirais simplement
que ces bis furent aussi réussis que le reste du concert.
San
Antonio Express News 2003
Par Mike Greenberg
"Senior" critique de l'Express-News
La grande maîtrise du guitariste français au festival qui
l'a mis en lumière.
Le récital du guitariste français Judicaël Perroy
samedi soir au festival de guitare Sud-Ouest de l'Eglise méthodiste
Travis Park fut mémorable.
Ce jeune français est certainement le musicien le plus intense,
déterminé et le plus brillant qu'il nous ait été
donné l'occasion d'entendre tout instrument confondu. Certaines
pièces de son programme ont été interprétées
durant le festival : le nostalgique " Invierno Porteno " d'Astor
Piazzolla, une valse d'Agustin Barrios, et le Fantaisie Hongroise de
Kaspar Mertz. Judicael Perroy leur a donné une tout autre dimension.
Sa virtuosité est époustouflante, mais plus remarquable
encore est sa maîtrise des couleurs de la guitare, notamment par
les timbres qu'il semble avoir inventés.
Il s'est montré impétueux, aventureux, et volontaire,
jouant chaque note comme si c'était la dernière. Même
les innocentes Valses Poétiques d'Enrique Granados en devenaient
épiques. Son second bis, le frénétique Usher Waltz
de Nikita Koshkin, fut explosif.
Maîtrise transcendante ? Peut-être non cérébrale
?
Irrésistible ? Inoubliable ?
Absolument.
Roland
Dyens,
Paris, le 10 Novembre 1998
En
mon nom, je me permets de souligner l'authentique talent du jeune guitariste
Judicaël Perroy. Je peux dire que j'ai été pleinement
témoin de sa talentueuse évolution, de ses premières
prestations en public (un concerto de Vivaldi joué dans le sud
de la France alors qu'il était encore un enfant) jusqu à
sa consécration aux Etats-Unis lors de concours International
organisé par la Guitar Foundation of America. J'étais
alors aux premières loges. J'ajoute que j'ai pris part au jury
qui lui a attribue un premier prix au Conservatoire National Supérieur
de Paris. Judicaël Perroy s'inscrit avec évidence dans la
nouvelle génération des guitaristes de talent au niveau
mondial.
Société
de Guitare Classique du Nord Colorado
Décembre
1998
Steve
Wachter
Judicaël
Perroy a totalement étonné le public du Rialto, ce 24
Octobre 1998 par son concert qui fut magistral de la première
à la dernière note. Les commentaires à l'entracte
et les applaudissements à la fin du concert, ne laissent aucun
doute sur le fait que le public a été conquis par la virtuosité,
et la dimension artistique de ce musicien.
Il a commencé son concert par Campero, Romantico et Compadre
d'Astor Piazzolla. Il les a interprété avec émotion
et a crée un charmant climat de début de concert. Puis,
il joua la Grande Sonate de Niccolo Paganini Op39 d'une façon
enthousiasmante. Cette Sonate est peu jouée en concert peut-être
devant la difficulté de rendre le premier mouvement cohérent
et naturel musicalement .Judicaël y fut convaincant, tout en se
dirigeant vers le deuxième mouvement joliment joué lui
aussi.
Il fut étourdissant de virtuosité dans le troisième
mouvement, impressionnant le public par l'agilité de ses doigts
et les effets dramatiques provoqués. Puis il termina la première
partie du concert par un tango de Enrique Nunez qu'il interpréta
admirablement, même si cette fin calme pour une première
partie, me parut un peu étonnante.
La deuxième partie commença par une des meilleures interprétations
que j'ai entendue de la Catedral. J'en ai entendu pourtant des centaines
!!!!
Les parties lyriques chantaient et l'Allegro fut haletant tout en étant
propre et passionné, simplement comme il faut. Ensuite il joua
magistralement la 2ème suite pour luth de J.S Bach. Les tempi
étaient parfaits et l'articulation superbe, le phrasé
clair et convaincant.
Il a terminé le concert par deux mouvements de la Suite espagnole:
Sevilla et Cataluna. Ces deux pièces furent magnifiques et divertissantes.
Immédiatement le public s'est levé pour lui donner une
standing ovation bien méritée.
Ces remerciements furent récompensés par le 24ème
Caprice de Niccolo Paganini donné en bis qui fut à mon
sens le point culminant de la soirée. Je serais même tenté
de dire qu'il a dépassé John Williams dans l'interprétation
de cette pièce, le public cherchant sa respiration pendant qu'il
volait de variations en variations. Le public se manifesta à
la fin de cette pièce criant, sifflant, en voulant encore plus.
Ce concert très attendu fut un grand succès pour Judicaël
et la société de guitare classique du Colorado. Nous y
avons entendu un passionnant et jeune guitariste qui nous a fait partager
son âme et sa passion pour la musique.
Alors que nous n'en avions jamais entendu parler avant qu'il ne remporte
le GFA en 1997, ne doutons pas que sa réputation ira grandissante
s'il continue de jouer avec autant de cœur et d'âme que lors
de ce concert.
Festival
de Guitare de Cuernavaca (Mexique) 1999
Matanya
Ophée
… Ce type est bon ! Quelqu'un sur qui il faut compter.
Il commence son concert par deux œuvres de Bach qu'il a transcrite,
le Concerto d'après Vivaldi BWV972, et la Suite en la mineur
BWV 997. Parfaitement jouées, avec une bonne compréhension
du style, un parfait contrôle du phrasé, on ne pouvait
espérer interprétation de Bach plus réussie. Il
poursuit son concert par la Fantaisie Hongroise de Mertz, une de ces
manifestation de la passion hongroise gitane qu'un non hongrois saboterait
sans merci au profit d'une virtuosité digitale vide de sens.
Judicaël trouva l'approche juste qu'il fallait. Il serait reçu
avec respect et honneur dans n'importe quelle rassemblement gitan en
Hongrie.
Je reste convaincu que la guitare à 10 cordes est le meilleur
instrument pour ce répertoire, mais Judicaël interpréta
cette pièce magnifiquement. […]
Son
interprétation des Cinq pièces de Piazzolla suit celle
de Roberto Aussel, bien jouée, mais, et c'est ma façon
de juger de l'interprétation de Piazzolla, je ne ferai pas long
feu sur une piste de tango avec cette musique.
Le programme s'est terminé par Usher Waltz de Koshkin, dont l'interprétation
rend bien pale celle de John Williams en comparaison. Je vous rappelle
que je suis la première personne à avoir publié
cette musique, dont la popularité doit beaucoup à mon
travail. Je pense cependant que cette pièce est trop jouée
et que 'on devrait la laisser se reposer. Cependant, Judicaël en
a donné une interprétation si fulgurante qu'elle sonnait
presque comme de la vraie musique classique. Le publique a adoré
et ne l'a pas laissé partir avant qu'il n'ait joué trois
bis : les classiques valse n°3 de Lauro et Sevilla d'Albeniz ainsi
que la Catedral de Barrios.
SOUNDBOARD
Spring 1999
Richard
Long
Le premier Prix 1997 de la Guitar Foundation of America, le parisien
Judicaël Perroy est revenu jouer un programme difficile.
Suite à des problèmes à l'aéroport il est
arrive tout juste pour le concert et ne montra aucun signe de fatigue
ou de déconcentration durant le récital.
La grande sonate de Paganini est devenue sa marque fabrique, ses exigences
techniques se marient parfaitement à sa virtuosité. Son
concert incluait également la suite no 2 pour Luth de J.S Bach,
une sélection parmi les 5 pièces d'Astor Piazzolla, Cataluna
et Sevilla d'Albeniz ainsi que son très bon arrangement des Valses
Poétiques de Granados. Judicaël Perroy fait montre d'une
incroyable virtuosité comme dans les variations de Paganini,dans
la gamme finale de Cataluna et dans certaines des Valses luxuriantes
de Granados, mais sa sarabande de Bach et la Romance de Paganini ont
aussi révèle un musicien subtil et sensible.
Il a un son brillant, du poids, du goût et des gammes haletantes.
GFA a en ce jeune artiste un représentant de grande valeur. Formidable
!
Ouest
France 27/04/84
Le
jeune Judicaël Perroy ,11 ans, cheveux bouclés à
la Roberto Benzi, a joué " les variations pour guitare sur
Malbrough s'en va-t-en-guerre "de Fernando Sor. Naturellement,
le public avait les yeux de Chimène pour le bambin qui, espérons
le, ne sera pas utilisé à des fins publicitaires, ni jeté
en pâture au monde musical ! " Ses " variations ont
montré une technique déjà solide (le " Prélude
" de Bach en bis n'est pas à la portée du premier
venu), un son propre. Mais, de grâce, laissons-le travailler et
peaufiner sa personnalité en paix. Ses débuts sont prometteurs,
sa décontraction et son innocence doivent être protégés.
Classical
Guitar Magazine (1996)
Judicaël
Perroy a provoqué une telle sensation avec son extraordinaire
interprétation de La Catedral de Barrios qu'il serait injuste
de ne pas sortir son nom de ce récital clôturant le festival
de Bath.
Edmonton
Sun, Le 16 mars 1999
John
Charles
…Une
interprétation exaltante.
Son interprétation de la suite pour luth de Bach fut époustouflante.
Classical
Guitar Magazine (Mai 2000)
Colin
Cooper
Un
style brillant et direct, mais très musical […].
Il conduit parfaitement ses phrases avec un sens dramatique toujours
satisfaisant. Un son brillant et lumineux complète ce tableau
d'un jeune et prometteur talent.
Judicaël Perroy monte encore dans mon estime par son choix d'une
pièce contemporaine difficile (Fantaisie Division) qu'il interprète
avec succès.
Les
Cahiers de la guitare et de la musique N°45/1993
Bernard
Piris
…
Judicaël Perroy remporta le prix René Bartoli. Ce jeune
français (il a 20 ans) possède des ressources impressionnantes,
mais aussi et surtout une grande cohérence musicale, un métier,
qui ne peuvent que retenir l'attention. A suivre…
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